Enfin des réponses à toutes les questions que vous vous posez sur le vélo à hydrogène.

 

Que veut dire H2 ?

Le H2 est la formule chimique du dihydrogène.

En effet, c’est la forme moléculaire de l’élément hydrogène qui existe à l’état gazeux aux conditions normales de température et de pression. Les molécules comportent deux atomes d’hydrogène d’où le 2 derrière le H. C’est l’élément le plus léger mais également le plus abondant de l’univers.

Dans la presse et sur internet, c’est devenu la façon commune de parler de vélo à Hydrogène.

Qu’est-ce qu’un vélo H2?

Il faut d’abord préciser que le véhicule H2 appartient bien à la famille de véhicules électriques.

Par rapport à un VAE (véhicule à assistance électrique) classique. Il diffère par la façon dont l’électricité est générée.

Alors qu’un véhicule électrique classique se recharge à une borne d’alimentation électrique, on effectue le remplissage du vélo H2 via une station hydrogène dédiée.

Comment ça marche ?

Dans le vélo H2, il y a une pile à combustible.

L’oxygène de l’air ambiant est mis en contact avec l’hydrogène et la réaction entre les deux génère de l’électricité ce qui permet au vélo d’avancer. Le vélo ne rejette que de la vapeur d’eau. C’est pour cette raison que l’on parle de mobilité douce sans impact environnemental.

Quel est l’intérêt d’utiliser l’hydrogène ?

L’hydrogène est l’un des éléments les plus répandus de l’univers et potentiellement inépuisable. C’est donc une source d’énergie d’avenir prometteuse dans le cadre de la transition écologique. C’est pour cela que l’on parle de technologie innovante et écologique.

Il y a aussi un intérêt technique à son utilisation.

En effet, le remplissage du vélo à hydrogène H2 est beaucoup plus rapide que celui d’un véhicule à assistance électrique classique. En quelques minutes on recharge son vélo contre plusieurs heures.

L’autonomie est également plus grande, 150 km pour un vélo H2 contre 50 km pour un VAE classique.

Pour l’utilisateur, c’est donc un vrai bénéfice.

D’où vient l’hydrogène ?

Si l’hydrogène est très répandu dans l’atmosphère, il est rarement seul et plus souvent associé à d’autres éléments. Il est donc nécessaire d’agir pour dissocier la molécule et produire de l’hydrogène pur.

Aujourd’hui, il existe 3 types d’hydrogène.

  • L’hydrogène gris qui est issu des hydrocarbures. Le processus de dissociation de la molécule hydrogène produit du dioxyde de carbone.
  • L’hydrogène produit à partir de déchets organiques et d’algues et qui génère moins de carbone.
  • Un hydrogène vert produit via l’électrolyse et recourant à des énergies décarbonées comme l’énergie solaire

Pourquoi parle-t-on de véhicule décarboné ?

Ce terme un peu barbare indique que le vélo à hydrogène H2 a une empreinte carbone nulle.

Il permet donc un déplacement sans impact sur la planète contrairement aux voitures classiques que l’on appelle aussi thermiques.

Et la sécurité ?

Tous les véhicules utilisant l’hydrogène doivent être testés et homologués selon des normes françaises et européennes.

Un bouton de sécurité est également prévu qui permet de bloquer l’alimentation en hydrogène de la pile si besoin.

Les vélos H2 sont donc considérés comme de sécurité équivalente aux vélos électriques classiques.

Pourquoi est-ce qu’il n’y en a pas plus ?           

Comme c’est encore une technologie innovante, le nombre de distributeurs d’hydrogène reste encore limité.

Pragma Mobility en a conscience. Elle propose des solutions clés en main avec ses partenaires avec vélos et solutions de rechargement.

Pour les particuliers il est également possible d’acheter une station mobile pour un usage personnel. Cette station appelée Hylight permet de charger son vélo à partir d’une bonbonne d’hydrogène.

C’est pour qui ?

Aujourd’hui, ce sont majoritairement des collectivités et des entreprises qui s’orientent vers cette technologie novatrice car il est plus intéressant d’investir sur une flotte de véhicules.

Cependant, selon des études récentes, le coût devrait diminuer dans un avenir proche grâce au développement de la production, du maillage  et de la distribution d’hydrogène comme des équipements dédiés. Une démocratisation de ce type de véhicule est donc déjà en marche.